17 juin 2026 : au Caire, la famille Al Rayyes enfin réunie
Après plus de deux années de séparation, Yaser Al Rayyes retrouve son père Arafat, sa mère Sanaa et son frère Mohammed. Une nuit d’émotion, au terme d’une chaîne d’action humanitaire et institutionnelle.
Dans la nuit du 17 juin 2026, une porte s’ouvre au Caire. Yaser aperçoit enfin son père, sa mère et son petit frère autrement qu’à travers un écran de téléphone. Les gestes précèdent les mots : après la guerre, les blessures et l’attente, la famille Al Rayyes est réunie.
Une nuit attendue depuis plus de deux ans
Yaser Al Rayyes vivait en France depuis un peu plus d’un an lorsque sa famille l’a rejoint en Égypte. Leur séparation avait commencé bien avant son arrivée à Concarneau et s’était prolongée pendant plus de deux années, sur fond de guerre et de crise humanitaire à Gaza.
Le père de Yaser, Arafat, avait été grièvement blessé lors d’une explosion en septembre 2025. Sa situation médicale, celle de ses proches et l’impossibilité de les mettre à l’abri avaient conduit à la constitution d’un dossier patient documenté, puis à des mois de démarches coordonnées.
De Gaza au Caire : treize jours entre deux étapes
Le 4 juin 2026, Arafat, Sanaa et Mohammed sont évacués de Gaza vers l’Égypte dans le cadre d’une opération coordonnée par l’Organisation mondiale de la Santé. La frontière franchie, la famille demeure toutefois dans le Nord-Sinaï, encore séparée de Yaser, présent au Caire pour l’accueillir.
Le 11 juin, M. Diab Al-Louh, alors ambassadeur de l’État de Palestine en Égypte, intervient afin de faciliter le transfert vers la capitale. Six jours plus tard, le véhicule arrive enfin. Cette contribution institutionnelle est relatée dans l’hommage rendu par Pont de Mer Humanitaire à M. Diab Al-Louh.
Évacuation de Gaza
Arafat, Sanaa et Mohammed entrent en Égypte.
Relais institutionnel
Une intervention facilite le transfert depuis le Nord-Sinaï.
Famille réunie
Yaser retrouve enfin son père, sa mère et son frère au Caire.
Les retrouvailles en images
Ces images ont été filmées au moment de l’arrivée de la famille. Elles ne résument ni les souffrances traversées ni les mois de démarches, mais elles en montrent l’enjeu le plus simple : permettre à des proches de se retrouver vivants.
Une étape décisive, pas la fin du parcours
Les retrouvailles ne mettent pas fin aux besoins médicaux d’Arafat ni à l’incertitude qui entoure l’avenir de la famille. Elles constituent néanmoins une étape décisive : la sortie de Gaza a été suivie d’une réunification effective, et le suivi médical peut désormais s’organiser dans des conditions moins fragmentées.
Derrière chaque dossier, chaque autorisation et chaque relais institutionnel, il y a une famille qui attend de pouvoir reprendre sa vie.
Cette nuit du 17 juin rappelle la raison d’être de Pont de Mer Humanitaire : documenter les situations, relier les acteurs médicaux et institutionnels, maintenir le suivi dans la durée et rendre possible le passage entre une urgence individuelle et une solution concrète. Ce travail se poursuit aujourd’hui aux côtés de la famille Al Rayyes et d’autres personnes confrontées aux mêmes obstacles d’accès aux soins.
Pour aller plus loin : Le Télégramme et Le Parisien ont également raconté ces retrouvailles.